Réseaux sociaux : Etre où ne pas être ?

Par Eric Saint-Frison | Le mercredi 14 mars 2012

Les détracteurs de la communication via les réseaux sociaux (si, si, il y en a encore !) disent qu’il est très difficile, voir impossible de satisfaire la variété des attentes des utilisateurs et que en conséquence les réseaux sont de mauvais supports de communication.

Voici donc une une petite réflexion pour alimenter les vôtres, si vous vous demandez comment satisfaire tous vos clients et prospects via votre communication sur ces fameux nouveaux canaux.

En fait, il faut partir du principe que c’est impossible et que cette imposibilité est normale. Comme d’ailleurs pour toute forme de communication, quel que soit le support choisi.

Car pour satisfaire tout le monde, coller aux codes des uns et de autres, parler précisément la langue de vos cibles (variées), offrir au bon moment la bonne offre avec le bon code commercial (promo ouverte, exclusivité, ventes privées, ..), anticiper les besoins et les exigences de tous vos interlocuteurs, il faudrait que vous soyez omniscients et totalement maléables. A l’opposé de la règle marketing qui veut que toute forme d’approche client soit segmentante et engageante.

Il n’est pas intelligent d’imaginer que vous pourriez être présents partout à la fois et simultanément capables d’écouter en temps réel ce que vos cibles expriment. Et aussi de vous adapter à leurs demandes. Il faudrait aussi que vous soyez invisibles puisque pour obtenir une information crédible et utilisable il ne faudrait pas que vous soyez identifiés …

Autre solution, que vos audiences soient absolument homogènes. Une vue de l’esprit en général et plus particulièrement pour les métiers de l’automobile ou les clients expriment une variété très large de besoins et d’aspirations, d’ailleurs très souvent incompatibles les uns avec les autres.

Donc il devient clair que choisir d’aller sur les réseaux sociaux pour communiquer c’est accepter par définition que l’on souhaite s’adresser à un nombre plus restreint de cibles. C’est aussi choisir le moyen de communication préféré d’une partie de vos prospects et clients. C’est donc choisir de construire une stratégie multi media complémentaire, intégrant l’ensemble des outils vous permettant de parler à des prospects de 25 à 75 ans. En phase avec ce que je vous écrivais sur le marketing générationnel dans notre vision 2012 :

Vision N°8 : 2012 sera l’année du marketing générationnel.

Ce sera l’année de l’équilibre entre « vieux » media et « nouveaux » media.

Il n’est plus question d’opposer les 2 mondes, mais bien de les considérer en complémentarité, car ils ne présentent pas les mêmes caractéristiques et ne parlent pas forcément aux mêmes catégories de consommateurs.

C’est l’année ou il faudra bien peser le mix de vos dépenses par catégorie de support afin d’être certain de couvrir l’ensemble de vos cibles. Lisez si vous en avez le temps ces articles parus cette année sur notre blog ils vous éclaireront sur les nuances de ce marketing: Baby surfersSilver surfersDigital NativesSenior et achats en ligne et Marketing générationnel. 

En fait, pour respecter l’adage « pour vivre heureux, vivons caché », vous pouvez choisir de rester invisible en termes marketing des cibles très utilisatrices de ces nouveaux outils, c’est à dire de ne pas faire de bruit, de faire profil bas, de n’être donc pas remarqué et donc de ne faire aucune différence.

Vous ne décevrez personne, vous ne recevrez aucune critique, mais à l’inverse, vous ne satisferez personne non plus. Car vous aurez échoué à parler à un nombre restreint certes, mais très actif de clients leader d’opinion et d’ambassadeurs en puissance. Qui ont l’extraordinaire volonté et le pouvoir de parler des marques qui acceptent au préalable de dialoguer avec eux, de les informer de manière privilégiée, de les distraire et de les récompenser.

En conclusion vous avez le choix entre vous faire remarquer ou resté invisible. Je ne crois pas que dans l’environnement actuel il y ait vraiment d’hésitation à avoir.

 


Eric Saint-Frison

Eric a créé l'Agence Digital Dealer rachetée en 2014 par le groupe Argus. Une expérience de 30 ans dans l'Industrie Automobile, ancien Président de Ford France, il se passionne pour le marketing, Internet... sans oublier l'Automobile !


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