Sea bubble…une nouvelle mobilité urbaine sur Seine

Par Tony Greaux | Le vendredi 20 janvier 2017

Si Sea Bubble avait été révélé un premier avril, on aurait pu se demander s’il ne s’agissait pas plutôt d’un…poisson… Reprise en chœur par de nombreux journaux, les Sea Bubble intriguent, amusent et interrogent. Aux commentaires de pseudo experts qui questionnent la technique de navigation se mêlent ceux des habituels râleurs !

Il est vrai cependant que la première impression est l’incrédulité. Les premières images nous montrent des petites araignées posées sur la seine. On oscille entre « Alien » et « Premier contact », dernier blockbuster traitant de l’arrivée d’êtres venus d’ailleurs sur notre planète.

Alain Thébault, navigateur sacralisé à bord de son Hydroptère, est une personnalité que le monde de la navigation s’arrache. Il est l’inventeur de ces bulles flottantes qui seront expérimentées pour la première fois au monde à Paris. De nombreuses barrières techniques et juridiques devront être levées pour envisager un jour de déployer une vraie flotte de taxis sur la Seine. Pour le moment, il est simplement prévu de tester ces engins.

L’une des questions clefs est de connaître la vitesse optimale pour que la bulle se détache de la surface de l’eau et avance sans pour autant mettre en danger ses occupants et le reste du trafic fluvial. La limite de vitesse de navigation sur la Seine (12 km/h) devra être relevée pour permettre de dégager suffisamment d’énergie pour se déplacer.

Si les tests sont concluants il faudra alors se pencher sur l’offre (taxis, libre service, abonnement, conduite autonome….).

Sea bubble Mobilité urbaine

En attendant, on peut à la fois se réjouir que ce test de Sea bubble se déroule à Paris et s’interroger sur l’opportunité d’interdire les quais aux voitures et de remplir la Seine de taxis…

Les Parisiens boudent ils la Seine ?

Rappelons qu’il existe déjà sur la Seine un service de transport en commun, le Batobus Paris , utilisable notamment avec le pass transport francilien moyennant un supplément de 3 euros. Si cette offre est sans doute pertinente pour les touristes, elle reste assez peu connue et utilisée par les parisiens. Il faudrait sans doute que l’accès à Batobus soit intégré au pass navigo sans supplément.

 

 

Lire aussi nos articles sur la mobilité urbaine

 


Tony Greaux

Tony a une large expérience dans l’univers automobile. Il rejoint le pôle Go Between du groupe Argus en tant que consultant. Il a auparavant géré le pôle Brand & Ad automotive de TNS Sofres, et y a animé les grands comptes du secteur.


Laisser un commentaire