Mobilité urbaine : le drone de taxi de Dubai

Par Tony Greaux | Le vendredi 3 mars 2017

Après le bus autonome , et après l’intriguant projet Sea bubble bientôt en test sur la Seine, voici donc le taxi drone autonome que nous propose Dubaï.

Ehang 184

Présenté par la société chinoise Ehang, le drone 184 fût l’une des sensations du dernier CES. D’abord perçu comme projet loufoque, Dubaï prend cet objet très au sérieux. Pour preuve,  il fait désormais parie sa stratégie qui vise d’offrir 30% de transports autonomes d’ici 2030. Dubaï se veut décidément à la pointe des nouvelles technologies de transport puisque l’émirat avance aussi sur le projet du transport à très grande vitesse Hyperloop.

Ehang 184 est un cockpit destiné à recevoir au maximum 1 personne. Le passager ne disposera d’aucune commande car il s’agît bien d’un appareil autonome télécommandé. Le passager devra simplement indiquer son point d’arrivée via une tablette tactile. Ensuite il se laisse tout simplement transporter.

Le drone évolue à environ 300 mètres d’altitude pour une vitesse tout juste supérieure à 100 km/h. Ses huit moteurs électriques lui permettent une autonomie de 25 minutes environ. Avec ces paramètres, il doit pouvoir réaliser un trajet de 50 kilomètres. La charge maximum reste cependant relativement limitée puisque le poids maximum embarqué est de 100 kg, ce qui inclue le passager et ses bagages.

50 millions de dollars

C’est ce que la firme chinoise indique avoir levé pour le développement du projet. De nombreux spécialistes restent sceptiques car nombreuses sont les barrières à lever. Avant de le voir circuler dans le ciel de Dubaï, on imagine qu’il reste un gros travail à réaliser. Sur le plan technique d’abord, pour sécuriser l’objet et prévoir les différents cas possibles, de panne, de détournement, de dysfonctionnement.

Ensuite, il faudra lever l’appréhension des clients potentiels, qui accepteront de monter dans un drone autonome sans avoir à aucun moment la possibilité de reprendre le contrôle du taxi.

Pour autant le projet est annoncé pour juillet, ce qui laisse tout de même peu de temps pour mettre en place le cadre législatif adapté et de prévoir les problématiques de sécurité en vol et au sol.

D’autres acteurs étudient l’intérêt des drones taxi, c’est le cas de Uber ou bien de Airbus dans le cadre de son projet Urban Mobility.

L’entreprise chinoise se montre confiante et indique qu’en cas d’incident le drone se posera de lui même dans la première zone disponible….pas certain que ce soit suffisant pour rassurer une clientèle plus large que celle des fans de sports extrêmes.

 

 

 

 


Tony Greaux

Tony a une large expérience dans l’univers automobile. Il rejoint le pôle Go Between du groupe Argus en tant que consultant. Il a auparavant géré le pôle Brand & Ad automotive de TNS Sofres, et y a animé les grands comptes du secteur.


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