L’e-pub : 2010 & les tendances 2011.

Par Eric Saint-Frison | Le jeudi 13 janvier 2011

Une étude récente de Cap Gemini Consulting, réalisée pour le compte du syndicat des régies Internet, présentée dans le JDN, confirme la poussée ininterrompue du médium Internet dans les arbitrages stratégiques des annonceurs français.

Après une année 2009 qui avait vu les dépenses publicitaires nettes des annonceurs progresser de « seulement » 6 % (dans un marché en crise !), les budgets e-pub nationaux ont progressé de 9 % en 2010 à 2,3 milliards d’euros selon l’observatoire annuel de l’e-pub réalisé par Capgemini Consulting pour le Syndicat des Régies Internet (SRI).
Le monde automobile étant l’un de ceux qui a le plus tiré la publicité en général en 2010 (opération primes à la casse oblige).

Cette croissance a notamment été portée par les investissements des annonceurs nationaux, dont les dépenses nettes ont progressé de 10 %. Le SEM, ou référencement payant (achat de mots clés) demeure le premier outil avec 960 millions d’euros nets investis (+9 %), suivi du « display » (la publicité sur Internet avec achat d’espace et utilisation d’éléments graphiques ou visuels. C’est ce qu’on pourrait appeler « la publicité Internet traditionnelle ou classique ».) avec 540 millions d’euros nets (+12 %).
La principale source de croissance de cette année ayant été l’e-commerce avec +15% (180 millions d’€), l’affiliation et les comparateurs avec + 19% (120 millions d’€ chacun).

L’e-mailing est le seul canal publicitaire on-line à connaître une baisse en 2010 (-9 % à 95 millions d’euros), notamment à cause de la baisse continue des performances des campagnes de recrutement.
Quant au mobile, il enregistre la plus forte progression (+23 %), même si les montants investis (27 millions d’euros) restent minces.

L’article du JDN précise :

« La croissance forte du display a été tirée par l’essor de la publicité vidéo », explique Jérôme Bourgeais, directeur associé de Capgemini Consulting. Le marché de la publicité vidéo in-stream a presque triplé en 2010 pour atteindre 30 millions d’euros, notamment grâce au développement des différentes offres de catch-up TV, mais aussi à la montée en puissance des contenus vidéo des sites médias. Jérôme Bourgeais va même jusqu’à noter un « phénomène de pénurie sur les espaces vidéo premiums ». Le développement de la vidéo devrait encore se poursuivre en 2011, poussée par la demande croissante des annonceurs de plus d’interactivité.

Pour 2011, Capgemini et le SRI prédisent une progression des dépenses nettes des annonceurs de 12 %. Le marché français de l’e-pub devrait ainsi dépasser le cap des 2,5 milliards d’euros nets pour atteindre 2,57 milliards.

Un élément clé de cette étude concerne les annonceurs locaux (commerces de proximité mais aussi enseignes), qui avec 870 millions d’euros dépensés en 2010 devraient continuer d’accroître leurs dépenses.
Jusqu’à présent essentiellement utilisateurs d’annuaires (70 % des PME ne possédant toujours pas de site !), ces commercces de proximité vont devoir accélérer le mouvement pour accéder au medium le plus efficace pour les metiers de ventes et de service de proximité.
Le développement des outils de géolocalisation et donc de marketing tactique efficace vont encore accélérer le mouvement. Et pour la distribution et la réparation automobile, nul doute que c’est là que ce jouera la partie la plus intéressante.

Pour l’instant considéré comme un « écrin publicitaire » par les annonceurs nationaux, le mobile devrait connaître une croissance forte en 2011, même si les montants investis y resteront bien évidement plus réduits par rapport aux autres outils. En 2010, le trafic Internet mobile a progressé de 10 %. La croissance du taux de pénétration des smartphones, la diversification des OS (programme de gestion) et l’arrivée des régies de groupes comme Apple (iAd) ou Google (AdMob), devraient achever de convaincre davantage d’annonceurs d’y développer des opérations de communication.

En résumé, la poussée forte et régulière du web dans l’ensemble des stratégies de communication, y compris dans le monde automobile, doit vous inciter à ré-équilibrer vos budgets en faveur des outils on-line.


Eric Saint-Frison

Eric a créé l'Agence Digital Dealer rachetée en 2014 par le groupe Argus. Une expérience de 30 ans dans l'Industrie Automobile, ancien Président de Ford France, il se passionne pour le marketing, Internet... sans oublier l'Automobile !


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