Le poids d’Internet dans l’économie française.

Par Eric Saint-Frison | Le mardi 24 mai 2011

article des échosArticle très intéressant des Echos.fr du 23 Mai que je vous propose à la lecture.

Il détaille les raisons qui font qu’à ce jour la France est en retard sur les USA en ce qui concerne les développements du web et donne un éclairage intéressant sur les prochaines étapes pour ne pas rater le virage du haut débit. Je retrouve dans ce papier de nombreux thèmes qui ont justifié ou motivé la création de Digital Dealer : L’absolue nécessité de combler le retard si le monde de la distribution automobile souhaite rester compétitif à terme.

C’est une première qui en dit long sur le poids désormais pris par l’économie numérique et son rôle central de moteur de la croissance. A l’initiative de la France, le G8 de Deauville (jeudi et vendredi) sera précédé, demain et mercredi, à Paris, d’un « e-G8 » réunissant des leaders mondiaux de l’écosystème numérique (lire encadré) pour débattre de l’impact économique d’Internet.

C’est dans ce contexte qu’une étude de l’institut COE-Rexecode, que dévoilent « Les Echos », vient souligner le retard accumulé dans cette guerre économique par la France – et l’Europe en général -sur les Etats-Unis. En 2008, l’économie numérique a ainsi produit 7,3 % du PIB américain, contre 4,7 % du PIB français. Surtout, en raison du fort impact des technologies numériques sur les gains de productivité, leur moindre intégration dans les entreprises françaises expliquerait une bonne partie du différentiel de croissance avec les Etats-Unis. Sur la dernière décennie, les effets directs et indirects de l’essor du numérique auraient « représenté la moitié de la croissance aux Etats-Unis, contre un quart en France », calcule COE-Rexecode. Début mars, une étude du cabinet Mc Kinsey arrivait à des conclusions du même ordre  (« Les Echos » du 9 mars). Elle chiffrait à 15 % les gains de rentabilité générés pour les entreprises par l’intégration d’Internet dans leurs pratiques.

COE-Rexecode invite la France à réagir « au plus vite » tant les perspectives semblent défavorables d’un bout à l’autre de la chaîne de création de valeur. L’étude pointe que l’industrie des équipements numériques s’est contractée en Europe depuis dix ans, « particulièrement en France où elle est en passe de disparaître ». Seule l’indutrie numérique allemande resterait en mesure de survivre à la concurrence chinoise et « l’Europe n’est pas assez innovante pour créer les activités de services d’intermédiation qui ont, pour l’essentiel, émergé aux Etats-Unis. » Sept des dix premières entreprises de services Internet et neuf des dix premiers producteurs de logiciels sont américains.

Prendre le virage du haut débit

Selon le rapport, le gouvernement doit renforcer le soutien à la compétitivité des grands acteurs français du numérique – notamment en termes de R&D -et, surtout, les mettre en condition de prendre le virage du très haut débit. Cet « enjeu structurant pour l’économie dans son ensemble » nécessite des investissements colossaux en infrastructures de réseaux : le déploiement de la fibre optique coûterait de 20 et 30 milliards d’euros ces dix à quinze prochaines années. Problème : les opérateurs en charge des réseaux hésitent à lancer de tels chantiers de long terme faute d’être assurés d’un retour sur investissement suffisant. « Les revenus de l’utilisation des réseaux par les intermédiaires (Google, Facebook, Twitter, Amazon, eBay, etc.) leur échappent en effet largement », souligne l’étude. Sur ce sujet très sensible pour les acteurs concernés, COE-Rexecode se garde d’avancer des pistes précises pour rétablir la balance. Mais son étude souligne que la France aurait beaucoup à gagner à débloquer la situation : selon ses calculs, un investissement de 2 milliards d’euros par an entrainerait un gain annuel de 0,2 point de PIB, soit 4 milliards d’euros.

 


Eric Saint-Frison

Eric a créé l'Agence Digital Dealer rachetée en 2014 par le groupe Argus. Une expérience de 30 ans dans l'Industrie Automobile, ancien Président de Ford France, il se passionne pour le marketing, Internet... sans oublier l'Automobile !


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