La voiture : un nouveau centre de profit ?

Par Tony Greaux | Le mercredi 22 février 2017

95% du temps garée dans un parking ou sur la voie publique, tel est le triste destin de la voiture. En ces temps de rationalisation et d’optimisation de tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à du « capital », cette aberration devient criante. Il n’en faut pas plus pour que de (trop) nombreuses initiatives tentent de vous faire croire que vous pouvez désormais gagner de l’argent  et réaliser un profit avec votre voiture.

 

Traditionnellement lorsqu’on parle automobile deux grands registres s’opposent. Le premier c’est l’émotion. Depuis longtemps (toujours ?) les constructeurs ont surfé sur ce symbole, de réussite, de statut, de puissance et de liberté pour faire la promotion de l’automobile. Le second est fonctionnel, très ancré dans l’usage.

emotions

Alors que la technologie envahit l’habitacle de l’automobile en cherchant à recréer le rêve, une troisième valeur apparaît : l’optimisation.

Un contexte propice

Avec 95 % du temps passé au parking, la tentation est grande de vouloir transformer un centre de coût en centre de profit. Après tout, #Airbnb a bien réussi à faire prospérer l’idée que votre bien immobilier peut non seulement se valoriser au fil du temps, mais aussi vous rapporter de l’argent immédiatement.

Les premières à flairer la niche ont été les start-up. Ainsi vous pouvez mettre à profit vos déplacements en co-voiturant d’autres personnes (#Blablacar) ou bien louer votre voiture à d’autres particuliers lorsque vous ne l’utilisez pas (#Ouicar).

Un modèle économique qui sort très vite de l’économie collaborative

Au départ symbole de l’économie dite collaborative, la pratique du peer to peer s’est très vite professionnalisée en frôlant parfois les limites du système. La tentation est grande en effet pour certains de vouloir transformer une activité ponctuelle en activité professionnelle. Des chauffeurs qui font des trajets de covoiturages de manière très régulière, des particuliers à la tête d’une vraie flotte de véhicule… c’est en somme l’avènement du capitalisme individuel avec d’un côté celui qui possède un capital (une voiture) et celui qui a un besoin (se déplacer).

Une abondance d’offres qui permettent de rentabiliser chaque instant

La mobilité représente un gisement de besoins qui étaient jusque là peu ou pas adressés. Votre voiture est au parking  ? ne la laissez pas bêtement dormir ! Vous devez faire un trajet seul en voiture ? Ne laissez pas 3 places vides !  Vous voyagez et devez payer le parking ? Louez donc votre voiture à un autre voyageur  ! Vous devez rentrer de Paris vers la province ? Rendez service à un loueur en remontant l’un de ses véhicules gratuitement !

Les plateformes de mise en relation d’offres et de demandes tombent à point nommé. Elles servent de support à toutes sortes d’acteurs qui cherchent à se positionner sur ces parcours de mobilité.

Nous avons vu  arriver les indépendants : Blablacar, Ouicar, Koolicar, Drivy, Gomore et maintenant ce sont les constructeurs qui étoffent leurs offres en venant se positionner sur ces besoins. PSA s’est ainsi associé à TravelCar pour construire son offre Earn & drive.

Rappelons que TravelCar vous propose de réaliser des économies voire de gagner de l’argent lorsque vous êtes en voyage. Au lieu de dormir dans le parking de la gare ou de l’aéroport, votre voiture sera louée par d’autres voyageurs. Non seulement vous ne paierez pas le parking mais en plus vous pouvez même gagner quelques euros !!

 


Tony Greaux

Tony a une large expérience dans l’univers automobile. Il rejoint le pôle Go Between du groupe Argus en tant que consultant. Il a auparavant géré le pôle Brand & Ad automotive de TNS Sofres, et y a animé les grands comptes du secteur.


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