Contrôlez votre image ou quelqu’un d’autre le fera à votre place.

Par Eric Saint-Frison | Le mardi 3 mai 2011

Vous avez peut être lu ou vous vous souvenez peut être du fameux livre de Jack Welch, ancien patron de GE et qui avait marqué son époque  : « Contrôlez votre destin ou quelqu’un d’autre le fera à votre place ».
Je l’ai repris comme titre, en le transformant un peu,  car si les marques ne le font pas, sur Google, sur Facebook ou sur un autre vecteur quelqu’un d’autre que vous fera (ou détruira) votre image sur la toile, sans vous demander votre avis !

Les réseaux sociaux sont en train de passer à la vitesse supérieure et viennent peut-être même de franchir un cap qui pousse chacun à s’interroger sur la structure de sa présence sur internet et sur les réseaux sociaux en particulier.

Facebook continue sa progression (662 millions à hier, dont 22 en France !) avec des taux de croissance extraordinaires et ce sur des cibles matures donc des acheteurs automobiles potentiels. Devenu incontournable, Facebook a toutefois pris une tournure beaucoup plus business ces derniers mois en créant des fonctions comme le « Like » (j’aime), « Place » (je signale où je suis) et depuis peu le partage de documents via sa messagerie qui mêle chat, e-mails et SMS.

En quelques mois la machine créée par Marc Zuckerberg a ainsi rajouté des pièces au puzzle déjà bien avancé de ce que l’on pourrait appelé un « outil de profiling consumériste » ou de ciblage très fin.

Et ceci ressemble de plus en plus à la mécanique nécessaire à la transformation de Facebook en moteur de recherche, il paraît même que ses algorithmes seraient bientôt capables de proposer un tri et un filtre pour les résultats « nos goûts et ceux de nos amis ».

Au moment où Google peine à faire croître ses propres fonctions sociales (buzz, orkut) et se voit maintenant attaqué sur ses coeurs de métier (recherche & messagerie / G mail), cette évolution aura des conséquences sur le marketing c’est une évidence.

De plus, au moment où il est devenu incontournable d’intégrer ces fameux outils dans un éventail de solutions, nous laissons  de plus en plus de traces indélébiles, volontairement ou non, au travers de nos activités car d’autres fournissent des informations sans qu’il soit possible pour un tiers d’authentifier la source.

Ainsi, n’importe lequel de vos « amis » ou de vos « fans »  peut ainsi influencer l’image qui se construit sur internet, sans qu’un tiers ne puisse savoir si l’information est authentique ou pas.

On ne peut donc plus se contenter de faire attention aux informations qu’on émet volontairement, il faut aussi contrôler celles qui émergent spontanément ! Et c’est là que le jeu se complique et que l’image peut se retrouver influencer fortement par des interventions extérieures. Comme avec une campagne de presse mal maîtrisée, mais sans la capacité à faire appeler le support par son service de relations presse.

De nombreux outils et de nouveaux métiers émergent pour établir un diagnostic instantané de votre image sur la toile. Lorsqu’on est sa propre marque, comme c’est le cas des groupes de distribution automobile, il faut pouvoir mesurer et vérifier la manière dont on est perçu sur le web.
Seul, si l’on parvient à peu près à établir un diagnostic, il est par contre compliqué de rectifier une image et cela tient à l’atomisation du web et la dissémination des informations dans une multitude d’espaces. La gomme qui efface tout dans l’instant n’existe pas sur internet, les traces sont indélébiles, et ce d’autant plus que l’information est répliquée, relayée et éparpillée via les réseaux sociaux.
Pour contrôler la diffusion de son « empreinte numérique » et donc de son image il n’y a donc pas d’autre solution que d’être son propre producteur de contenu et de faire en sorte que celui-ci soit plus visible que l’information spontanément générée par d’autres.

Et si l’on ne peut pas le faire soi-même, il faut faire appel à des spécialistes auxquels vous déléguerez cette mission, comme s’ils faisaient partie intégrante de votre organisation.


Eric Saint-Frison

Eric a créé l'Agence Digital Dealer rachetée en 2014 par le groupe Argus. Une expérience de 30 ans dans l'Industrie Automobile, ancien Président de Ford France, il se passionne pour le marketing, Internet... sans oublier l'Automobile !


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