Adobe fait reculer Apple : merci Google !

Par Eric Saint-Frison | Le lundi 13 septembre 2010

Adobe Flash et Apple: un combat qui dureApple qui fait machine arrière et avoue publiquement s’être trompé, cela tient du miracle …
En avril, lors de la présentation de l’OS Mobile 4.0, la marque à la pomme avait annoncé avoir modifié les règles imposées aux développeurs sur les outils qu’ils pouvaient utiliser pour programmer leurs applications à destination de l’App Store.
Steve Jobs, le PDG, l’avait assez répété : Apple ne voulait pas d’applis multi-plateformes, mais des applications exclusives à l’iPhone. Surprise : hier, Apple a retourné sa veste.

Jusqu’ici, les créateurs d’applications pour iPhone, iPod et iPad ne pouvaient plus utiliser de solutions de développements autre que les programmations autorisées. Cette décision avait déclenché une levée de bouclier sur le web, particulièrement chez Adobe, dont le système « Flash » était bannit des outils mobiles de Apple.

Désormais, Apple a révisé les clauses qui encadrent le développement d’applications pour le système d’exploitation iOS, en assouplissant « toute restriction concernant les outils de développement utilisés pour créer les applications ».

Un revirement qui étonne. Car depuis février, Apple et Adobe se menaient une vraie guerre autour de Flash.
Steve Jobs avait reproché à Flash d’être « bourré de bugs et d’avoir de graves failles de sécurité », et surtout de rendre les développeurs dépendants des technologies développées par Adobe :

les applications Flash sont entièrement contrôlées par Adobe. Flash est un système fermé. Nous ne pouvons pas être dépendants d’un tiers qui aurait un pouvoir de décision sur les améliorations disponibles pour nos développeurs.

Et de fait, la modification des conditions d’utilisation excluait Flash et d’autres logiciels tiers de développement permettant de traduire le code pour créer des applications iOS. Adobe Systems avait violemment critiqué cette décision.

Si Steve Jobs est subitement devenu tolérant aux solutions Adobe « Flash« , ce n’est sûrement pas par générosité, ce qui n’est certainement pas sa qualité principale.
Son concurrent, la plate-forme Android de Google, connait un succès grandissant : Adobe a vu son « Flash player 10.1 » intégré dans le système d’exploitation mobile de Google. De plus, Apple fait l’objet d’une enquête antitrust.
Se faire sanctionner pour abus de position dominante et se voir obligé d’accepter Flash serait sans nul doute une humiliation pour la firme et son patron.

Toutefois, la société californienne n’autorisent malgré toujours pas les langages Flash et Java sur iOS.
Mais elle permet aux développeurs de travailler en Flash avant de convertir le résultat en application iPhone. Possibilité est donc donnée aux applis réalisées avec Flash CS5 de pénétrer dans l’App Store (250 000 applications). Réjoui par la décision d’Apple — du moins en partie, puisque le Flash reste donc indésirable dans les navigateurs et applications sur les produits Apple — Adobe a déclaré via communiqué de presse son intention de « reprendre le travail de développement de l’outil Flash CS5 pour de futures versions ».

Cela va se traduire par plus de souplesse et sans doute plus d’images possibles da,ns les applications, dont celles que vous pouvez utiliser pour faire la promotion de vos produits et services : www.digitaldealer.fr


Eric Saint-Frison

Eric a créé l'Agence Digital Dealer rachetée en 2014 par le groupe Argus. Une expérience de 30 ans dans l'Industrie Automobile, ancien Président de Ford France, il se passionne pour le marketing, Internet... sans oublier l'Automobile !


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